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Portraits d'adhérents

Mathieu Laure (27 ans), viticulteur sur la commune de Gonfaron

(Interview : juillet 2020)

 

  • Pourquoi avoir choisi d’être paysan ?

Je suis passionné par ce métier et mes parents travaillent déjà dans ce milieu.

 

  • Quel a été votre parcours ?

Je me suis installé en Viticulture en 2014 sur la commune de Gonfaron.

J’ai réalisé des études assez éloignées de l’Agriculture : un Bac Professionnel en  Mécanique pour les engins de travaux publics, à Fréjus.

J’ai ensuite pu travailler chez Blanc et Rochebois comme Mécanicien.

Ensuite, j’ai dû faire un BPREA (Brevet Professionnel de Responsable d’Exploitation Agricole au CFPPA de HYERES (Centre de Formation Professionnel Pour Adulte), pour pouvoir m’installer avec la Dotation Jeunes Agriculteurs (DJA).

 

  • Date d’installation /contexte :

Le 1er juillet 2014, j’ai créé mon exploitation agricole en mon nom et me suis installé.

Il y a donc une reprise partielle de l’exploitation familiale, plus un agrandissement par des fermages et rachats de terres.

 

  • Difficultés à l’installation :

Les difficultés rencontrées ont surtout été liées à l’intégration du matériel dans les démarches car mes parents avaient déjà une grande partie du matériel et il était inutile d’en acheter en double, même si part la suite-il fallu investir dans des outils plus performants. Du coup j’ai commencé surtout avec un sécateur électrique, un tracteur et un vieux pulvérisateur.

*A l’heure actuelle chacun investie dans du matériel, ses parents ou lui, et ils s’échangent celui-ci si besoin.

 

  • Les points forts/ faibles du métier :

Les inconvénients du métier sont les charges administratives, les contraintes climatiques, mais  les avantages sont nombreux comme travailler en plein air et être son propre patron.

Je cherche toujours à suivre l’actualité agricole, à me former si nécessaire et à améliorer mes pratiques par du conseil ou l’achat de nouveau matériels.

 

VOTRE EXPLOITATION

  • Type d’exploitation (Variétés/Cépages//Races) et surfaces :

Lors de mon installation, j’avais 7.5 ha de vigne en Indication Géographique Protégée (IGP) et Côte de Provence confondus.

Aujourd’hui je cultive différents cépages selon les parcelles : du Merlot sur  2.3 ha, de la Clairette sur environ 0.75 ha, du Caladoc sur  1.3 ha, de la Syrah sur 1ha et 0.5 de Grenaches.

Aujourd’hui je suis en pour-parler de rachat de 3 Ha de forêt sur la commune.

Je viens de passer en Haute Valeur Environnementale de niveau 3 et trouve que c’est un bon compromis par rapport au BIO.

Le passage en HVE s’est décidé sur la commune après demande des consommateurs auprès de la cave coopérative.

Je suis content de cette initiative car pour des raisons techniques et financières, cette valorisation environnementale de mon travail me permet de répondre à la demande société sans forcément passer par une certification en Agriculture biologique.

En effet, mon parcellaire ne me permet pas d’utiliser un intercep sur l’ensemble de mes terres car les pieds sont parfois trop peu espacés.

Une certification sans les mêmes contraintes que le Bio était  donc plus adapté du point de vue technique tout en ayant moins de contraintes en tant que jeune installé.

 

  • Avez-vous des employés ? Des associés ?

Je suis associé à mes parents.

 

  • Quels investissements (matériel, terrain, estimation en coût) pour vous installer ?

A part le sécateur électrique je n’ai pas eu beaucoup de dépenses puisque j’ai beaucoup été accompagné par mes parents qui avaient déjà du matériel et des terres.

 

VOTRE PRODUCTION

  • Quels sont vos produits transformés ou bruts proposés à la vente (quantités) :

Je suis aujourd’hui viticulteur et j’amène mon raisin à la cave coopérative de Gonfaron, donc mon raisin est utilisé dans l’élaboration des vins de la cave coopérative.

Aussi, je suis élu au conseil d’administration de la cave coopérative.

 

VOTRE ENGAGEMENT SYNDICAL

  • Quels plus vous apporte le syndicat des JA ?

Ce qui m’a fait adhérer à JA, c’était d’abord le fait de pouvoir avoir un réseau de Jeunes Agriculteurs et d’agrandir mon cercle de connaissances. En effet, on peut comparer nos difficultés pour savoir comment mieux surmonter les nôtres.

Il y a également la convivialité qui est importante et les responsabilités en tant qu’élu cantonal, qui permettent d’intégrer le réseau et d’avoir une fonction pour contribuer aux actions et porter des nouvelles idées, être entendu et faire évoluer le métier.

 

Le mot de la fin :
  • Perspectives d’évolution :

  • Les investissements à réaliser sur l’exploitation sont réguliers. Il y a eu l’achat d’un meilleur tracteur, d’une machine à vendanger, d’un intercep, un pulvérisateur pour renouveler le parc régulièrement et avoir toujours les outils les plus adaptés aux conditions de travail et pratiques actuelles.

  • Le financement d’un hangar de stockage de matériel est prévu.

Le passage en HVE s’est décidé sur la commune après demande des consommateurs auprès de la cave coopérative.

 

  • Un conseil pour un jeune qui s’installe ?

Mon premier conseil pour un jeune qui s’installe c’est d’adhérer à JA, ça lui permettra au moins de se faire un réseau et de toujours pouvoir échanger. Et ensuite l’autre conseil c’est de toujours chercher à se former et se tenir au courant des nouveautés ».

  • Où retrouvez les infos sur votre exploitation :

J’ai un compte WhatsApp’.